POEMES (1)

Laurent T

<l.tik@free.fr>

A toute allure

Vite

Cà freine ment

Au maximum frontière

Retour inversé

Cà freine toiles diffuses

Je pile

Risque

Cà répond pas

Je regarde nuit

Cà déclenche pas

Je reste

Vive allure

Prostré

Windowssystem2003

Heureux très profondément de vous accueillir

En ce terme bicéphale

De la nuit démocratique

Paysan toi-même

J'ai peur

De tes forces ambivalentes

De ta possibilité à accepter ce qui va

Arrive mon cœur mes entrailles dépourvues

Arrime mon cœur d'être

Merci de fermer le cloître

Laisse la clef

Soirée après vingt ans de démarrage

T'implique explique

Lentement les yeux rivent le clou

Il est temps déjà temps

Ma foi n'expire plus

Je veux dire celle du temps

D'amour incestueux je suis passé

A l'amour l'examen du texte

Mon dieu mon dieu

Prospère folie

Inonde encore tes fils

Besoin

Besoin

*

Tatouage

Je tais le tatouage

Vu entre mille âmes

Chiffres

Espaces

Couleurs sodomites

Crème à transdire

Donne à trembler

Prison carcérale ou options

Une misère

Sur mon bras

Ma faconde

Mes iris

Repérés

Word en abîme

Me texte jusqu'au sperme

Word allégorie du mensonge

Que n'épiles-tu pas la toison dorée ?

Tendre amant des mystères

Crie ton véritable nom chimère plutôt belle

Ne serait ce pas vision tandem ou édulcorant

Tu nous rongeras jusqu'aux doigts

La vérité de nuit

Elle débute soleil

Elle s'ouvre un peu n'importe

Elle traverse s'étonne s'éclaire

L'ombre suit lui parle

Elle s'embrasse singulier

Génère pluriel

N'importe lieu

Embrase le passage

Entre titre et commissure

Rappelle sans cesse son absence Ignoble

La vérité nuit soleil

*

Palestine

Palestine ma belle inconnue

Israël ma conscience rétive

France mon désespoir renouvelé

Russie tant tu t'éloignes

Allemagne patrie de la brume et du fleuve

Palestine en Allemagne dévoyées

France que ta langue a réchauffé nos soirées ivres

Israël plus belle que l'éther

Nous ensemble regardant naïfs luisant sans nationalité

A Koln à Pétersbourg le ciel inondé de cadavres et d'iris

Les tangentes aujourd'hui vraiment se dévoilent

Nous irons au bois dormant mourir

Sous le regard bienveillant des elfes de l'orient et de l'enfer

Palestine et ton amant

De Moscou à Tel Aviv

Sachez ma peine et ma véritable langue

Le petit

Le petit bonhomme

Sur son chemin d'airain

Nous conte une figure

Le petit

Nous invite à surgir

Stalker devant la clairière renaissante

Assis debout la hanche douloureuse

L'homme de bronze nous soutient

Elles regardent en premier

Ils ont les yeux dans leurs mains

Les femmes cherchent le soleil

Ils s'innocentent déjà

C'est pas la peine c'est pas la peine

Dit notre bonhomme d'airain

Elles voient enfin

Ils pleurent dans leurs mains

Viens

Naît que peur

La figure apparaît

Lent redressement du mystère

La haine du tabouret

Il m'énerve

Me lasse

Ses quatre pattes ses géométries

Je voudrai bien

Un soir de pose

De s'asseoir paraît-il

En famille

Tranquillement

Le découper à tenue

Le rapetisser l'inouir d'immondice

L'affirmer plus bas juif espagnol martien homo futur gendre

Le découper équitablement

En frénésie et symphonie avec art et rancune

Sans égale parcimonie

Trucider au tiers

A l'amende du terrible

Le reprendre lui dire

Son état sa démangeaison

Tabouret

Tu m'effraies et me ments

*

Les vaches

Des vaches de l'amour de l'inusité

Elles me tiennent en joue au bout de leurs regards éperdus éclairés

Des élans des géométries des queues qui ne battent personne

Noir blanc gris couleurs et vert et pluie et route

M'allonger contre leurs flancs

Elles sont pluriel et une

Nous regardons les trains multicolores

Expertes en barbelés plus que nous

J'apprends et ne romps pas

Extermination naturelle

Syncopée tolérance du nombre

L'heure n'est plus

L'heure n'est plus au cadrage ni aux brouillons

La fin est bifide tuer et enterrer

Ensevelir d'outre temps

L'amer couche de boue s'étiole

Je vise

J'éternue mes yeux

Marie soit toi éphémère

Et grandit cathéter

Marie comme à l'unisson

Vise la tête et soupire

Haine qui s'étiole

Mauvais en sursis

Bas et haut firmament

Faiblesse qui danse

Mal mal

Puise en ton reste

L'a-couleur

Dedans

Fini

Construire

Construire

Achever

Perpétuer

Amer

Rancune

De l'âme

Anazera

Réunie

En Die none

Toute Puissance

Fermée

Anazera

Sans

Mot

S'éteint

Bible

Relue

Alerte

Maximum

*

POEMES (2)

The Time of the Naguals

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